Tapis
Le tissage des tapis «était l’art traditionnel des nomades. Aucun autre artisanat n’exprimait plus parfaitement les possibilités et les besoins de cette vie. Les femmes tissaient des tapis avec la laine et le poil des troupeaux que les hommes menaient paitre. La teinture provenait des plantes et des insectes.
La qualité du tapis noué, dont la capitale est bien évidement Kairouan, est strictement contrôlée par l’office national de l’artisanat (sceau de l’ONAT). Les tapis de Tozeur présentent également une singularité intéressante dans l’originalité de leurs motifs immédiatement reconnaissables.
Les tapis ainsi tissés étaient parfaitement adaptés à la vie sous la tente et à même le sol. Dans les communautés sédentaires, les tapis servaient également à recouvrir des aires consacrées, comme mausolées ou mosquées. Ils témoignaient de la richesse et du gout des marchands et des princes et faisaient l’objet d’un commerce lucratif avec l’Europe. Ils sont tous différent et caractéristiques de la région qui les produit, mais les plus réputés proviennent de Kairouan. Bien que l’aspect folklorique de ces endroits puisse paraitre un atelier(ou un musée) qui n’est en général qu’une boutique disposant d’un choix suffisamment important pour en briguer le titre. Tout en sirotant un verre de thé à la menthe, on y contemple les plus beaux spécimens de Zarbia, d’alloucha, en pure laine d’agneau et point noués, ou encore de mergoum, tapis tissé à poil ras ; à décoration géométriques. Un peu partout ; on peut trouver aussi de petits Kilims, également tissés et à des prix également plus adorables, ce qui leur vaut un succès grandissant. Quant aux très beaux tapis Kairouanais, ils atteignent-même après marchandage-des sommes qui peuvent approcher .Dans le Sud, le tapis est plus sobre. On trouvera également des kilims et des mergoums, de très beaux tapis berberes à point noués, aux motifs souvent simples, mais d’une grande noblesse dans le dessin et les couleurs.
Tissages
Le tissage est une activité féminine qui s’exerce sur des métiers archaïques d’origine égyptienne. Leur introduction daterait de l’expédition en Egypte de Meryey, fils de Ded, roi des Libou. C’est sur ces métiers, verticaux ou horizontaux, que sont tissés des tissus en laine . Ces les berbères, on tisse le bakhnoug (châle de mariage), la assaba (bandeau de tète), la warza (le burnous à capuche), la batania, le heme l(couvertures), le Klim(tapis à larges bandes noires, bleues et orangées) le travaille de l’alfa donne lieu également au tissage des nattes, des couffins à anses et des blassacs (sacs que l’on attache sur des chameaux ou des ânes pour le transport de marchandises).
On trouve, dans les régions de l’axe Est du pays, depuis le Sahel jusqu’au Sud, des tissus ras décorés, d’une grande beauté. Ils servent de drapés et de voiles.
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